Alors comme ça, votre projet a besoin de contributeurs ?

June 21, 2013 § Leave a comment

Comment décevoir un contributeur

Il était une fois un projet de logiciel libre (ou, d’ailleurs, un projet associatif). Un jour, un anonyme se présenta et annonça qu’il souhaitait aider. C’était une bonne nouvelle, car le projet avait bien besoin de contributeurs supplémentaires. Malheureusement, au bout de quelques jours, l’anonyme disparût, car il n’arrivait pas à aider.

C’est une histoire assez triste. Elle vous est peut-être familière, soit dans la peau du contributeur existant, soit dans la peau de l’anonyme qui voulait contribuer. Cette histoire est malheureusement fréquente dans les projets qui cherchent à s’étendre. Voyons ce que nous pourrions faire pour changer la fin du conte.

Il était une fois un projet de logiciel libre (ou, d’ailleurs, un projet associatif). Un jour, un anonyme se présenta et annonça qu’il souhaitait aider. C’était une bonne nouvelle, car le projet avait bien besoin de contributeurs supplémentaires. Les contributeurs existants avaient justement préparé des documents pour guider des nouveaux venus et étaient prêts à répondre aux questions de l’anonyme. L’anonyme suivit le guide de contribution. Après avoir suivi ce guide, l’anonyme chercha à quoi il pouvait bien contribuer. Malheureusement, au bout de quelques jours ou quelques semaines, l’anonyme n’avait pas trouvé en quoi il pouvait aider et il disparût.

Malgré tous les efforts des contributeurs existants, l’histoire est toujours aussi triste. Alors que faire pour arriver à une fin heureuse ?

Il était une fois un projet de logiciel libre (ou, d’ailleurs, un projet associatif). Comme dans tous les projets de ce genre, il y avait énormément de choses à faire et pas assez de contributeurs pour tout accomplir. Les contributeurs avaient pris pour habitude de noter sur une liste de tâche facilement accessible tout ce qu’ils n’avaient pas encore eu le temps de mener à bien. Certaines de ces tâches étaient accessibles à des nouveaux venus. Pensant aux futurs contributeurs, les contributeurs existants s’assuraient donc que ces tâches accessibles étaient faciles à trouver et que n’importe quel nouveau venu pouvait facilement contacter la personne qui avait ajouté la tâche dans la liste, pour lui demander des conseils. De plus, les contributeurs existants avaient préparé des documents pour guider des nouveaux venus et étaient prêts à répondre aux questions de l’anonyme. L’anonyme suivit le guide de contribution, qui le mena à des tâches accessibles. Il trouva une tâche qui l’intéressait et un mentor pour l’aider à démarrer. Ils vécurent heureux et eurent beaucoup de contributions.

Le système des bugs mentorés

Chez Mozilla, nous utilisons depuis quelques années le système que je viens de décrire, avec un succès impressionnant. Tous les quelques jours, sur les projets que je suis, de nouveaux contributeurs se présentent, suivent les tutoriels, choisissent une tâche, se mettent immédiatement au travail – et finissent la plupart du temps par publier leurs contributions, et un peu plus tard par devenir eux-mêmes mentors sur d’autres tâches.

Marquer une tâche comme mentorée prend environ deux secondes.

  1. je viens d’ouvrir un bug sur Bugzilla et je réalise qu’un débutant pourrait certainement le traiter avec un peu d’aide ;
  2. j’ajoute dans le champ libre (« whiteboard ») du bug l’information [mentor=Yoric] – à partir de ce moment-là, les nouveaux venus peuvent trouver ce bug dans notre moteur de recherche de bugs mentorés ;
  3. j’en profite pour ajouter dans ce même champ libre l’information [lang=js][lang=c++] – à partir de ce moment-là, les nouveaux venus cherchant des bugs dans l’une des deux technologies “JavaScript” ou “C++” verront s’afficher ce bug ;
  4. c’est fini – un de ces jours, un contributeur me contactera peut-être pour demander s’il peut travailler sur ce bug.

Bien entendu, l’exemple utilise Bugzilla et des contributions techniques mais il est assez simple d’étendre le système à d’autres gestionnaires de tâches et à des tâches purement non techniques.

Pour un nouveau venu, commencer est aussi très simple :

  1. lire notre document d’introduction et suivre le lien vers le moteur de recherche de bugs mentorés ;
  2. choisir des centres d’intérêt et un bug ;
  3. contacter le mentor par mail ou par irc.

Certaines étapes peuvent encore être fluidifiées (le nom et l’adresse du mentor ne sont pas toujours évidents à trouver à l’écran, etc.) mais c’est en cours. Nous espérons que le système pourra, à terme, être généralisé à tous les projets de Mozilla, techniques ou non.

Du coup, si vous participez à un projet (Mozilla ou autre) qui n’emploie pas un tel système de bugs mentorés et qui cherche des contributeurs, je vous invite vivement à essayer.

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