Stages chez Mozilla Paris… ou ailleurs
November 19, 2011 § 1 Comment
edit Nous sommes pleins jusqu’à Juin. Nous ne pouvons plus prendre de stagiaires sur Paris dont les stages commencent avant Juin.
Comme tous les ans, Mozilla propose des stages en informatique, orientés Développement, R&D ou Recherche. Selon le sujet, le stage peut vous emmener à Paris, aux États-Unis, au Canada, en Chine…
À propos de Mozilla
La Fondation Mozilla est une association à but non-lucratif, fondée pour encourager un Internet ouvert, innovant et participatif. Vous avez probablement entendu parler de Mozilla Firefox, le navigateur open-source qui a réintroduit sur le web les standards ouverts et la sécurité, ou de Mozilla Thunderbird, le client de messagerie multi-plateforme, open-source et extensible. Les activités de Mozilla ne s’arrêtent pas à ces deux produits et se prolongent à de nombreux projets pour le présent et l’avenir, tels que :
-
Boot-to-Gecko, système d’exploitation totalement ouvert et construit par la communauté, pour les téléphones portables, tablettes et autres machines communicantes ;
- SpiderMonkey, une famille de Machines Virtuelles conçues pour l’analyse statique et dynamique, la compilation et l’exécution des langages web, en particulier JavaScript ;
-
DeHydra et JSHydra, outils d’analyse statique pour les langages C++ et JavaScript ;
-
Rust, un nouveau langage de programmation conçu pour le développement d’applications système parallèles sûres ;
-
WebAPI, un ensemble d’outils qui permettent d’étendre les capacités des applications web au-delà de celles des applications traditionnelles, la sécurité et la confidentialité en plus ;
-
Gecko, le moteur de rendu extensible et portable pour le HTML, le XML et les interfaces graphiques, qui a permis Firefox, Thunderbird et de nombreuses autres applications ;
-
BrowserID, une technique innovante qui fournit aux utilisateurs et aux développeurs les outils cryptographiques pour assurer l’identification sur le web, sans compromettre la vie privée, la simplicité ou la sécurité ;
-
les fonctionnalités Mozilla Services de gestion d’identité par le Cloud ;
-
et d’autres encore…
À propos de vous
Mozilla proposes plusieurs stages dans ses installations à travers le monde sur de nombreux sujets.
Votre profil :
- vous voulez faire du web un endroit meilleur, sur lequel chacun peut naviguer et contribuer en toute sécurité, sans avoir à craindre pour sa sécurité ou sa vie privée ;
- vous souhaitez prendre part à un projet utilisé par plus de 33% de la population du web ;
- vous voulez que votre travail soit utile à tous et visible par tous ;
- vous avez de fortes compétences en Algorithmique et en Informatique ;
- vous avez de fortes compétences dans au moins l’un des domaines suivants :
- systèmes d’exploitation ;
- réseaux ;
- géométrie algorithmique ;
- compilation ;
- cryptographie ;
- analyse statique ;
- langages de programmation ;
- extraire des informations pertinentes à partir de données exotiques ;
- algorithmique distribuée ;
- le web en tant que plate-forme ;
- interactions avec les communautés du logiciel libre ;
- toute autre compétence qui, à votre avis, pourrait nous servir.
- sur certains sujets, un excellent niveau d’Anglais peut être indispensable ;
- les stages sont généralement prévus pour des étudiants M1 ou M2 mais si vous arrivez à nous impressionner par vos réalisations ou par vos connaissances, le diplôme n’est pas indispensable.
Si vous vous reconnaissez, nous vous invitons à nous contacter. En fonction du sujet, les stages peuvent vous emmener à Paris, Mountain View, San Francisco, Toronto, Taipei, ou d’autres lieux à travers le monde.
Les meilleurs stagiaires peuvent espérer un contrat freelance, un CDI ou/et une bourse de doctorat.
Pour nous contacter
Pour toute question, contactez :
- pour tout ce qui concerne les stages chez Mozilla, Julie Deroche (à mozilla.com, jderoche) – Mozilla Mountain View, College Recruiting ;
- pour les stages à Paris, David Rajchenbach-Teller (à mozilla.com, dteller) – Mozilla Paris, Développeur / Chercheur.
Cent mille voix pour la formation des enseignants
January 23, 2010 § Leave a Comment
Comme beaucoup d’entre vous le savent, l’année 2009-2010 a été rude dans les écoles, les collèges, les lycées les universités et les instituts de recherche de France. Du côté des enseignants, des chercheurs, des personnels administratifs et techniques et des parents d’élèves, il s’agissait de défendre le système contre sa casse systématique et organisée au profit du secteur privé. Du côté ministériel, il s’agissait de prononcer quelques bonnes paroles, de diviser pour régner, de salir tous ceux qui consacrent leur vie à former les enfants des autres ou à concevoir les savoirs de demain, de supprimer progressivement la formation des enseignants, de couper le plus possible de postes dans les établissements, de cesser de régler les factures, et plus généralement d’organiser la transition vers un système du tout-privé.
Comme beaucoup d’entre vous le savent, une année de lutte entière — dont la grève universitaire la plus importante depuis le XIIIeme siècle, pardonnez du peu — n’a servi à rien. Quelques belles paroles et le rouleau compresseur a repris, sans négociations, sans compromis et sans respecter la moindre promesse.
Il est encore temps, peut-être, de sauver quelques meubles. C’est en tout cas ce que pense la Coordination Nationale pour la Formation des Enseignants, qui vient de lancer une pétition. Cette pétition rassemblent les signatures de tous ceux qui estiment que la France doit continuer à former la formation des enseignants — rappelons que cette formation est presque abolie à partir de cette année. Si vous avez des enfants, si vous comptez en avoir ou si vous pensez que les enfants des autres doivent avoir des professeurs formés, je vous suggère de la signer. Je viens de le faire moi-même.
Last lecture
April 22, 2009 § 4 Comments
Note: This post is written on the 79th day of strike of Universities. Despite the overwhelming consensus against these bills, the government has just passed the application decrees implementing the possibility of arbitrarily increasing the teaching charge of researchers, without need for any justification. The government obviously fails to see how much this will hurt Research. Simultaneously, the government has announced that, since the reform of primary and secondary schools cannot proceed in compliance with the government’s own decrees, it will simply proceed illegally. Once the shock is gone, expect increased strike actions. Expect Resarch strikes on publications, on patents, on contracts with the government or French companies. Expect difficulties with baccalauréat, exams and degrees.
Where headhunters had failed, the government has finally succeeded. Today was my last lecture.
As the government obviously doesn’t want Researchers to have the means and time to undertake Research, I have accepted a position in the private sector, where I should be able to pursue my work on semantics, security and functional concurrent/distributed programming languages.
While I’m glad to start in a position where I will have both more leeway and both students and engineers to work with me, I am saddened that the situation had to reach the point where I felt I had no choice.
Barring any accident, starting September 1st, you will be able to find me at MLState.
Les tubes d’avril
April 7, 2009 § Leave a Comment
Note Ce billet est écrit au 65ème jour de grève des universités. Le gouvernement refuse toujours toute négociation et préfère les calomnies et les menaces administratives et physiques. Ceci est un appel au gouvernement : pour le moment, le mouvement est tenu par les pacifistes. Plus vous ignorez leurs revendications, plus vous les insultez, plus vous les humiliez, plus ils vont se retirer et céder la place à ceux qui sont prêts à faire ressortir leur frustration d’une manière beaucoup moins contenue que la nôtre. Nous tiendrons jusqu’au bout de nos forces mais il faudrait que vous preniez conscience de ce qui attend les rues de France lorsque vous serez arrivés à tous nous arrêter, nous envoyer à l’hôpital ou tout simplement à l’étranger.
Dans le domaine de la contestation, il y a de nombreuses manières de jouer l’escalade. Il y a ceux qui envoient quelques compagnies de Gendarmes Mobiles, de CRS voire d’agents de la Brigade Anti-Criminalité pour ouvrir le feu sur quelques étudiants en train d’organiser un happening dans un supermarché toulousain avec l’accord du gérant. Et il y a ceux qui préfèrent jouer ça en musique.
LRU, Le Rap Universitaire
Au bout de 65 jours, vous avez fini par oublier pourquoi les universités étaient en grève ? Alors jetez un œil à cette video et vous vous en souviendrez. Vidéo due aux étudiants de Marne La Vallée.
Princess of Clèves — Fac off
Vous aussi, vous trouvez que la Princesse de Clèves n’a pas assez souffert et qu’il faut en plus que notre Bien-Aimé Président de La République la mette à la rue et à l’alcool ? Alors faites ça en musique. Vidéo due aux enseignants-chercheurs de la Sorbonne, si j’ai bien compris.
Princess of Clèves — Paroles, Paroles
Une fois à la rue, que faire de la Princesse de Clèves ? Il faut lui promettre des Rolex, bien entendu, et sur un air de Dalida.
La Sorbonne en musique
Juste un peu de musique ? D’accord, écoutez-ça ici. Profitez-en pour compter le nombre d’agents de police et de gendarmerie qui tournent.
Sans musique cette fois
Si vous avez l’âme d’un latiniste, j’espère que vous avez déjà écouté les Darcolinaires de la Sorbonne.
Pourquoi les université sont (toujours) en grève
April 4, 2009 § 6 Comments
Note Ce billet est écrit au 63ème jour de grève des universités. Le gouvernement refuse toujours de négocier sur les questions de fond, préfère toujours recourir aux tours de passe-passe et aux insultes pour faire passer ses réformes, quand ce n’est pas directement aux coups de matraque. D’après mes comptes, nous en sommes à 5 contestataires hospitalisés et une quarantaine arrêtés de manière semble-t-il arbitraire par les forces de l’ordre. À l’heure actuelle, le gouvernement joue le pourrissement et compte sur le sens de la responsabilité des enseignants-chercheurs pour arrêter la grève et permettre aux examens, au concours et au baccalauréat de se dérouler correctement. Ne soyez pas certains que cela arrivera.
Il y a pas loin de deux mois, j’écrivais un billet pour expliquer pourquoi les universités étaient en grève. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts. Le gouvernement a même, à un moment, fait semblant de négocier et de revenir en arrière sur certains des points parmi les plus choquants de ses réformes. Et nous sommes toujours en grève, même si ce n’est pas toujours pour les mêmes raisons qu’en février.
Pourquoi ?
Le gouvernement décide de ne pas saborder l’Enseignement et la Recherche. Poisson d’avril.
April 1, 2009 § 2 Comments
Note Ce billet est écrit au 59ème jour de grève des universités. La grève va s’arrêter. Il ne reste d’ailleurs plus que quelques gauchistes obstinés. Le gouvernement n’est pas aveuglé par l’idéologie de l’affairisme. D’ailleurs, le gouvernement est prêt à négocier avec les enseignants-chercheurs et les personnels techniques sur les questions de fond. De toute manière, une majorité écrasante des enseignants, des chercheurs et des étudiants est pour la sélection par l’argent, la suppression de l’indépendance de la Recherche et surtout la bureaucratisation à tous les étages. Quant à la grève, il s’agit d’un phénomène franco-français. Enfin, il n’y a pas eu d’universitaires ni de collégiens arrêtés arbitrairement, brutalisés ou menacés, les chercheurs ne vivent pas quelque part entre la terreur d’être arrêtés, passés à tabac, ou juste interdits de Recherche et la colère à force d’être ignorés, insultés, menacés. Tout va bien. Poisson d’avril.
Dans un communiqué de presse daté de 9h ce matin, Valérie Pécresse a présenté ses excuses pour sa « méthode de communication et de négociation [...] peut-être un peu rapide » . La Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche a ajouté que, maintenant que les primaires de l’UMP étaient passées et que son avenir politique était assuré, elle aurait « enfin le temps d’étudier les dossiers [de l'Enseignement Supérieur et de la Recherche]» et de « réfléchir à des manières alternatives de faire des économies dans les universités ». Elle a aussi assuré que le nombre de postes dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche allait être augmenté au cours de l’année 2009, notamment au moyen du recrutement de « 1.200 à 1.500 » anciens employés de Continental et de la Fnac récemment licencés, qui allaient être chargés d’établir les nouvelles maquettes d’enseignement en IUFM, puis, « après une évaluation indépendante », d’enseigner les sciences de l’éducation aux futurs enseignants du primaire et du secondaire. Quelques précisions supplémentaires ont été apportées sur le sujet du contrat doctoral unique : celui-ci vient d’être fusionné avec le projet de Contrat de Solidarité Active proposé par Martin Hirsch à l’horizon 2010. Enfin, Valérie Pécresse a assuré que « comme le demandaient depuis des années par les enseignants, les chercheurs et les doctorants, dont [elle comprend] les craintes », des antennes de la Gendarmerie Mobile seraient ouvertes « dans les UFR et les Écoles Doctorales de France », Mayotte y compris, pour « garantir l’autonomie des universités » .
La majorité des syndicats a salué l’avancée notable et la « cohérence visionnaire » du projet présidentiel. Une manifestation spontanée de joie a été dispersée dans le calme à Tours.
Les Alliés tentent de reprendre la Sorbonne
March 26, 2009 § Leave a Comment
Note : ce message est rédigé au 54ème jour de grève des enseignants-chercheurs. Le gouvernement refuse toujours de négocier sur les questions de fond.
Je cite :
Face à la mainmise du Rectorat sur la Sorbonne, armée de CRS et de vigiles privés, face à la politique répressive qu’il y mène, face à l’autisme du gouvernement, les enseignants-chercheurs des universités parisiennes ont décidé d’occuper pacifiquement et symboliquement la Sorbonne.
Un rassemblement festif de soutien a lieu en ce moment place de la Sorbonne : venez nombreux nous soutenir !
C’est en ce moment, c’est à la Sorbonne, les détails sont ici et les vidéos là.
Le gang des liquidateurs s’attaque encore aux étudiants
March 13, 2009 § Leave a Comment
Le système universitaire français est actuellement fondé sur la gratuité de l’enseignement supérieur et le versement d’allocations de bourse en faveur des étudiants issus de milieux modestes. Force est toutefois de constater que ce sont les enfants issus de milieux favorisés qui profitent du système public d’enseignement supérieur financé par la collectivité.
C’est probablement ce genre de raisonnement qui a conduit à proposer la LRU et à arrêter de financer les universités, juste histoire d’être certain que les “milieux favorisés” seront les seuls à profiter du système d’enseignement supérieur devenu essentiellement privé et financé par papa. En tout cas, c’est le raisonnement qui introduit une nouvelle proposition de loi déposée par l’UMP. En quoi consiste-t-elle ? Trois fois rien. Juste remplacer les bourses étudiantes par des prêts.
Vous pourrez trouver sur la première page de cette proposition de loi le nom des 92 élus qui estiment que le meilleur moyen de réduire les inégalités est de faire en sorte que seuls les jeunes qui visent des carrières bien rémunérées prennent le risque de s’endetter à vie pour pouvoir étudier. Moi, je retourne manifester.
Ah, pendant ce temps-là, l’Élysée est prise en flagrant délit de mensonge au sujet de la grève en cours. Tout va bien, vous n’en entendrez certainement pas parler ailleurs que sur le web.
Le mot du jour
February 26, 2009 § Leave a Comment
Le mot a fini par être prononcé. Je l’ai entendu pour la première fois aujourd’hui, au cours de la manifestation pour la défense de l’Enseignement et de la Recherche. Je passerai en vitesse sur le très émouvant cortège de non-enterrement, suivi de ses pleureuses. C’est après la fin de ce cortège que le mot a été lâché :
« National-Libéral ».
Journal d’un tire-au-flanc de chercheur (4) : Le dimanche, c’est aussi le jour du flemmard
February 15, 2009 § 1 Comment
Résumé des épisodes précédents
Le gouvernement a amplement raison, les chercheurs sont des glandeurs et ce qui manque pour les rendre plus productifs, c’est de devoir se justifier en permanence pour avoir le droit de faire de la Recherche. Au cours des épisodes précédents, nous avons suivi l’emploi du temps d’un enseignant-chercheur paresseux et, indirectement, de son enseignante-chercheuse fainéante d’épouse. Pas de chance, ils sont tous les deux malades, mais ce n’est pas ça qui va les empêcher de travailler glander : ils ont tous les deux des cours à préparer et des recherches à entreprendre.
Nous retrouvons notre anti-héros le dimanche.