Resist SOPA, HADOPI, Censorship…

January 18, 2012 § Leave a comment

Today, this blog is black.

Today is an international day of fighting against web censorship.

Against SOPA (in the US), Hadopi (in France), and all the bills that assume that freedom of expression and freedom of information can be cast aside whenever they come in the way of profit.

Learn more.

Image from Ars Technica: http://arstechnica.com/staff/palatine/2012/01/sopa-resistance-day-begins-at-ars.ars

Hadopi : Lettre à mon Député

March 30, 2009 § 2 Comments

Note Ce billet est écrit au 58ème jour de grève des Universités. La ronde des obstinés tourne depuis plus de 160 heures sans interruptions. Le gouvernement refuse toujours de négocier. Un mail circule affirmant qu’une chercheuse de 57 ans a été passée à tabac et menacée jeudi dernier, derrière les locaux du CNRS, par des individus arborant des brassards “police”. L’événement, s’il est confirmé, est particulièrement inquiétant. Indépendamment de cela, je parle avec des gens dans la rue. Je leur parle d’universités et ils me répondent que la démocratie est en danger.

Le débat sur la loi Hadopi reprend aujourd’hui. J’ai décidé d’écrire à mon Député pour lui faire part de mon avis. je vous joins le contenu du mail.

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Hadopi ou la politique du pire

March 28, 2009 § Leave a comment

Note Ce billet est écrit au 56ème jour de grève des universités. Hier, un groupe d’une trentaine d’étudiants et d’enseignants-chercheurs a été placé en garde à vue à Marseille alors qu’ils se rendaient dans un parc public à l’occasion d’une visite du Premier Ministre. Hier aussi, le rectorat d’Orléans, qui était occupé par des étudiants et des enseignants-chercheurs, a été évacué par la force. Il y a deux semaines, un étudiant toulousain avait déjà perdu un œil suite à un tir direct de  flash-ball par les forces de l’ordre. La mobilisation continue. Le gouvernement refuse toujours de négocier.

Le projet de loi Albanel Création et Internet (ou Hadopi) part d’un principe simple : nombreux sont les utilisateurs d’Internet qui, par le biais de réseaux de partage, accèdent gratuitement à des pistes musicales et à des films ou/et mettent eux-mêmes à disposition des pistes musicales ou des films, sans l’accord des éditeurs et distributeurs. C’est ce que l’industrie musicale et cinématographique appelle, avec peut-être un peu de légèreté, du “piratage”, du “vol”, voire un “crime”. Pour mémoire, jusqu’à il y a quelques années, en informatique, le terme de “piratage” désignait l’action d’entrer par effraction virtuelle dans un système mal protégé, pour s’emparer de données confidentielles, saboter le système ou simplement s’amuser. Le terme de “vol”, lui, désignait l’action de priver un individu ou une entreprise d’une de ses possessions. Quant au terme de “crime”, on en usait essentiellement lorsqu’il y avait mort d’homme.

Cela dit, et malgré les abus de langage manifestes, il est vrai que les réseaux de partage permettent à leurs utilisateurs de disposer de biens virtuels contre la volonté de leurs distributeurs et sans contrepartie financière pour les distributeurs, les interprètes ou les auteurs. Face à ce problème, deux pistes ont été explorées. D’une part, la “licence globale”, qui consiste à voir Internet comme une immense bibliothèque, dans laquelle les créateurs et distributeurs sont rémunérés par une autorité centralisée, grâce à une taxe. D’autre part, les réponses dissuasives ou répressives, dont font partie la Loi pour la Confiance dans l’Économie Numérique, votée en juin 2004 et dont l’application a été délibérément laissée floue et à l’appréciation des juges, la loi DADVSI (Droits d’Auteur, Droits Voisin dans la Société de l’Information), votée en 2005 et jamais appliquée à ce jour, et maintenant le projet de loi Création et Internet, en cours de débat à l’Assemblée Nationale.

Ne le cachons pas, je suis fortement partisan de la licence globale, qui me semble une approche à la fois pratique, raisonnablement simple et à peu près morale, trois caractéristiques dont sont dépourvues les lois dissuasives/répressives.

Pour vous en convaincre, je vous propose d’explorer, à travers une suite de billets, les difficultés techniques, légales et morales de la loi Hadopi.

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Hadopi moins 1 jour

March 9, 2009 § Leave a comment

Pendant la grève de l’enseignement, pendant que la Sorbonne est assiégée protégée de nuit par 9 cars de CRS (il y en avait peut-être d’autres un peu plus loin, je ne sais pas), pendant que le gouvernement affirme tout haut avoir négocié avec les enseignants-chercheurs (un indice : pour appeler ça des négociations, il faut beaucoup d’imagination), pendant que les universités se vident d’enseignants, d’étudiants et de mobilier, pendant qu’on liquide le Palais de la Découverte, pendant que notre Président Bien-Aimé noyaute la CNIL avec des élus UMP, pendant que des CRS chargent des collégiens en sortie scolaire, et surtout pendant que TF1 et France Télévision tentent maladroitement de rattraper tant bien que mal les bourdes diverses et variées du susdit Président de la République Française [1], bref pendant que la pression monte, et bien l’Assemblée Nationale nous prépare pour la vitesse supérieure.

J’ai déjà dit ce que je pensais de la loi Hadopi, aussi connue sous le nom de Riposte graduée. Il s’agit d’une loi introduite au nom des éditeurs de musique et de films, dans l’objectif unique et avoué de protéger les gains de ces quelques entreprises. Comment ? Trois fois rien : en donnant un cadre légal pour mettre (tous) les internautes sur écoute et pour permettant à des entreprises privées de sanctionner les internautes sans avoir à attendre une décision légale — le ministère nous promet juste une administration essentiellement automatisée. Oui, vous avez bien lu, il s’agit d’un sous-tribunal régi par des machines. Et peu importe si tout ceci est absurde aussi bien technologiquement qu’humainement.

La loi Hadopi passe demain devant l’Assemblée Nationale.

Si tout se passe comme prévu, c’est encore une liberté qui disparaît.

Ma seule consolation ? Il y a beaucoup d’informaticiens qui ont de l’humour. Il y a fort à parier que, quelques jours après la mise en application de la loi, ce sera l’Élysée ou le siège de l’UMP qui sera condamné par le cyber-tribunal.

[1] On parie combien qu’ils sont en train de lui préparer un remplaçant, à notre Bien-Aimé Président ?

Et le flicage sur Internet, c’en est où ?

November 12, 2008 § 1 Comment

C’est terrible comme je n’ai pas le moral à bloguer sur les questions d’actualité ces jours-ci, probablement parce qu’il y a trop à faire et parce que notre gouvernement n’a visiblement pas la moindre intention d’écouter les réactions des citoyens.

Tout de même, un petit mot sur la liberté d’expression sur Internet. Là, notre gouvernement joue à “un pas vers le gouffre”, “un autre pas vers le gouffre”. Je ne doute pas que, conformément aux habitudes gouvernementales, l’un des deux pas se retrouve annulé au profit de l’autre. L’avenir nous dira lequel.

Un pas vers le gouffre

La loi sur la justice privée surveillance sur Internet riposte graduée a été votée il y a quelques jours par le Sénat, en première lecture. Récemment, nous avons appris que la CNIL avait émis un rapport franchement hostile à cette loi, rapport que le gouvernement avait préféré ne pas publier.  Le Sénat en a profité pour durcir la loi et, tout de même, ajouter quelques garanties d’indépendance, sans revenir ni sur la double peine, ni sur les sanctions envers les utilisateurs décidées par les entreprises privées presque sans intervention de la justice.

Et un autre

On ferme des postes dans l’Éducation Nationale et on diminue les moyens des enseignants mais, heureusement, l’argent n’est pas perdu pour tout le monde : 220.000 euros pour surveiller les réactions aux réformes, « repérer les repérer les leaders d’opinion, les lanceurs d’alerte et analyser leur potentiel d’influence et leur capacité à se constituer en réseau; décrypter les sources des débats et leurs modes de propagation; anticiper et évaluer les risques de contagion et de crise ». Ajoutons l’ironie au flicage, puisque tout ceci est l’œuvre d’un ministère bien connu pour ne pas écouter les réactions à ses réformes.

Pour finir, l’image du jour

Where Am I?

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