Loi LRU, Acte II : Le jour suivant
December 16, 2007 § 1 Comment
Il semble désormais acquis que plus rien ne peut arrêter la loi sur les Libertés et les Responsabilités des Universités. Cette quasi-certitude, permise par la censure médiatique qui a entouré les nombreuses protestations des étudiants, des enseignants et des chercheurs et le refus de toute forme de négociation de la part de Madame Pécresse, augure d’une nouvelle ère dans le monde académique. Certains se satisferont du fait que les Universités, ainsi mises au pas, se révèleront enfin réformables et gouvernables, malgré les blocages et malgré l’habituel esprit d’indépendance qui caractérise habituellement les facultés dans notre pays. D’autres se lamenteront de l’absence de tout débat démocratique autour d’une loi proposée en juillet, votée en août et appliquée souvent par la menace administrative et parfois par la brutalité physique.
À titre personnel, je suis contre la loi LRU, car j’estime qu’elle menace, à court terme, aussi bien l’enseignement que la recherche et donc, à long terme, la société entière. Je pense donc qu’il est nécessaire de combattre cette loi et ses applications, à chaque pas du chemin, de proposer des altenatives et que s’il est impossible de l’arrêter, il est important de lui ajouter des garde-fous. Dans ce billet et dans ceux qui suivront, j’expliquerai pourquoi et j’explorerai quelques-unes des conséquences de cette “Autonomie des Universités”.
Pour situer mon point de vue, précisons que je suis enseignant-chercheur en informatique — plus précisément Maître de Conférences — et que j’ai précédemment travaillé quelques années en tant que Research Fellow (Chargé de Recherches) en Grande-Bretagne. Comme tous les enseignants-chercheurs, je suis donc un spécialiste de niveau mondial dans un domaine très pointu — dans mon cas précis, un sous-domaine de la sécurité informatique.
Quelques scénarios pour une université libre, responsable et au poil soyeux.
December 6, 2007 § 7 Comments
La France a besoin de réformes, et ce n’est pas une minorité de tire-aux-flancs — qu’il s’agisse de quelques étudiants visiblement excités ou de fonctionnaires attachés à des privilèges odieux et incapables de concevoir le changement et qui relèvent incontestablement d’un autre âge — qui empêchera le progrès. Ne vous fiez pas aux bruits dans la rue, notre président a la poigne suffisamment ferme pour faire appliquer la très attendue loi sur la Liberté et la Responsabilité des Universités.
Cette loi se résume en deux points :
- Donner tous les pouvoirs au Conseil d’Administration et à son représentant, le président de l’université, qui pourra agir les coudées franches, aussi bien sur le plan de l’embauche que sur celui des financements ou des frais d’inscription.
- Imposer la présence d’industriels au susdit Conseil d’Administration.
Voyons ceci plus en détail :
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